Brouillard


Mieux que quiconque

tu aspires à l’envol

jamais ta foi ne fanera,


elle court les bosquets

et quand l’heure est juste

que les secondes des feuilles d’automne


s’ajustent à la course du vent

tu le prends avec joie,

ton envol symbolique.


Les mots se décantent

disparaissent

à la faveur du silence,


tu deviens vapeur

brume au dessus du bois

qui n’attendais que ça,


brouillard fugace

tu en imposes à l’estampe

cachant ses feuilles nues.


Quand octobre

et ses beaux jours

marmitonnent ta brume,


je te sais de retour,

brouillard de mon cœur

Toi toile d’araignée, moi gouttelette.

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