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    Chaleur et sylve À les imaginer droits de bois On les pense forts et résilients Même quand il fait très froid Ils s’affichent comme dormants L’été sous la sécheresse impitoyable Ils souffrent, l’eau manque à tous Sous le stress hydrique c’est incroyable Ils s’arrêtent, ç’en est fini de la pousse Ils recrachent même du dioxyde de carbone Perturbés dans leur travail d’épuration Il en est qui derniers mots marmonnent Séchés jusqu’à la racine, insolation Nos frères les arbres luttent et craignent Le feu, fatale ignition qui terme mettra À leur carrière de génie des bois Qui aiment la nature, forêts étreignent
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    Prêt à me recommencer Prêt à me recommencer En un cycle, dans la roue Tournent mes ailes lisses Le long des troncs Ascension me culmine Observer de haut canopée La forêt déclame ses verts Lors je lis son paysage Carcasse laissée au plancher Je suis vache en champ À brouter herbe grasse Limitrophe du bois Déracinée, âme à errer S’insuffle en lynx rusé Un solitaire du bois joli Évitant tout sauf proies Prêt à m’enraciner Je suis faine un peu gland Indécis d’où commencer Vie, cycle et tourne la roue Plus petit que poésie Espoir m’anime, m’arrime Infime dans ce chant de verdure Je suis avenir à partir de rien.
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    Forêt, Que ceux qui te savent purement essentielle Soient entendus et vulgarisés au plus haut Honnis soient ceux qui font de toi une poubelle Tu es la base du système météo Obnubilés par l’appât du gain, pour leur bien Idiots t’appauvrissent en mono culture Coupe rase, sont plantés seulement des pins Acidifient le sol sans progéniture C’est su depuis Aristote,c’est enseigné La forêt doit être multiple, variée Et être par elle même ensemencée Naturellement, homme pour accompagner Un mouvement éloigné des fous à lier Temps, non argent de Satan est la panacée
   Brasse l’invisible Brasse l’invisible vent qui s’entend en branches et houppiers, s’agitent frénétiquement, métronomiquement. On en déduit ta force, vent frais qui siffle, vent du matin, vent chaud Sirocco, Alizés, norois Autan comme autant. Jamais t’attraper à contre te respecter t’honorer de ton utilité. Brasser l’invisible jusqu’à l’horizon qui ne te limite pas.
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    Écrire pour viatique Prolixe cette envie M’éloignant de l’ennui Écrire pour viatique Évoque mes obliques. Assis sur ma branche de Cyprès J’extrapole toujours sur l’horizon Et ce qu’il y a d’encore plus lointain Ces infinismes d’univers quantiques Qui me parlent de l’arbre et d’être Enfermant les yeux sur le réel Comme sorti de la matière Me prend l’envie d’expanser. Mon âme au dessus de canopée S’enjouant des circonstances Revue d’en psyché Accueillir tant de joies. Bonnes nouvelles à la pelle Creusent les sillons Des alentours en répons Des parutions en revues. Plus d’hostilité dans mes mots Qui d’images en assonances Ana-phrasent mon propos Poulbot n’est pas idiot. Il joue et de sa terrasse Prend le soleil de la veille Comme un vaste présent De tous ces lendemains.
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    Du haut de ma dune Ils sont tous aliénés et froids Nourris par ce qui ne se mange pas Argent et pouvoir Je voudrais vous y voir Aujourd’hui et demain Isolés parmi contemporains Bienheureux les innocents Devant tous ces tourments Du haut de ma dune Je vois rarement la lune Je ne clame pas pour autant Qu’elle n’existe pas Ce qui me rythme c’est l’océan J’y retourne de ce pas.
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     Entente Grâce à accords subtils Vénérables de bois S’y entendent En cachotteries En partance de leurs racines Ils tiennent conseil Se soutiennent Et parfois se donnent la vie D’un partage espiègle Ils s’acoquinent À se supporter Pour se maintenir Se déplaçant au gré des vents Le cœur de la forêt A conscience et se partitionne Partout cela est rendu possible