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     Entente Grâce à accords subtils Vénérables de bois S’y entendent En cachotteries En partance de leurs racines Ils tiennent conseil Se soutiennent Et parfois se donnent la vie D’un partage espiègle Ils s’acoquinent À se supporter Pour se maintenir Se déplaçant au gré des vents Le cœur de la forêt A conscience et se partitionne Partout cela est rendu possible
   Délayé par synchronicité Délayé par synchronicité le hasard s’étripe le parallèle à longer sa probabilité. Désuni, le vers s’extirpe t’il en un nombre de pieds suffisant pour se signifier à son son ? Le tercet cherche à paroxysme se signifier qu’en ter se musicalise rimatologie étant déficiente. Fouis dans le sol du poème vers côtoient lombrics et radicelles qui aèrent le corps de texte. Cette branche qui s’échappe du tronc rappelle au bras qui m’en tombe ces copier-coller d’images sur arbres. De la diversité verdoyante, multiplicité des essences : Humains aux empreintes végétales. Tous pareils tous différents comme nous humains debout regardent les étoiles.
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    Perchée sur la branche l’idée se refuse à faire le grand saut il faudra attendre pluie drue qu’elle glisse au sol qu’elle glisse au seul coulant le long du tronc. Ruissellera t’elle vers aède ? L’apprenti s’en languit s’évaporera t’elle dans ses mains idée descendant d’en haut s’acoquinera t’elle avec troupe de mots ? Former un poème sur l’arbre qui l’a accueilli Sur la main qui l’a recueillie. Graine a germé mots l’ont étayé au plus près du désir d’enfanter une ligne perpendiculaire. Et syllabe après syllabe idée s’est anamorphosée en un texte unique ligne après ligne branche après branche : un cerisier.
  De l’autel à l’hôtel deux semaines des petites bêtes en coin la niche écologique et spirituelle Passiflore s’entortille sur la clôture à ses pieds des cendres des cailloux d’été saisons défileront haie s’estompera sous couvert végétal petitement investir jardinet modeste compostage citoyen a attendu son début cailloux gris recouverts par mer enfin ses enfants huîtres et galets comme ça me va j’attends l’automne travailler la terre avant l’hiver au printemps dès mars jachère fleurie à semer pour l’herbe verte je vais laisser tel quel de canicule séquelles.

Les Ami(e)s du Petit Pavé: Samothrace, texte de Sylvain Braud extrait du Pot ...

Les Ami(e)s du Petit Pavé: Samothrace, texte de Sylvain Braud extrait du Pot ... :     SAMOTHRACE Déesse comme                                                J’embarquerais Tombée de l’olympe                             ...
  Mohany Sillons du bois, concentriques stries Se passeraient volontiers de scies Pour attester qu’années sont passées D’un élan d’amour, je dis assez Nature apte à agressions comprendre Selva attaquée de tous côtés Conscience, c’est sûr, chemin du défendre ? Qu’elle n’en continue pas d’exister Mohany, chênes, leurs frères peupliers Toutes forêts, amis à rallier Terre Mère nous observe et nous regarde Se soucie plus de la mère renarde Que de nos viles élucubrations De nos pauvres mises en relation
  De l’arbre la charpente En toutes saisons l’arbre nous montre l’exemple chacun à sa ramure à sa hauteur à sa droiture devant nos responsabilités d’être ou pas par vent emportés De solides racines sont nécessaires ensuite s’élever ou s’étendre du bois on fait nos lits De l’arbre la charpente l’ossature qui ondule sous la toiture en pente Hauteur de plat fond sous les pluies d’orage sans jamais mouiller L’un t’es rieur.