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    Forêt, Que ceux qui te savent purement essentielle Soient entendus et vulgarisés au plus haut Honnis soient ceux qui font de toi une poubelle Tu es la base du système météo Obnubilés par l’appât du gain, pour leur bien Idiots t’appauvrissent en mono culture Coupe rase, sont plantés seulement des pins Acidifient le sol sans progéniture C’est su depuis Aristote,c’est enseigné La forêt doit être multiple, variée Et être par elle même ensemencée Naturellement, homme pour accompagner Un mouvement éloigné des fous à lier Temps, non argent de Satan est la panacée
   Brasse l’invisible Brasse l’invisible vent qui s’entend en branches et houppiers, s’agitent frénétiquement, métronomiquement. On en déduit ta force, vent frais qui siffle, vent du matin, vent chaud Sirocco, Alizés, norois Autan comme autant. Jamais t’attraper à contre te respecter t’honorer de ton utilité. Brasser l’invisible jusqu’à l’horizon qui ne te limite pas.
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    Écrire pour viatique Prolixe cette envie M’éloignant de l’ennui Écrire pour viatique Évoque mes obliques. Assis sur ma branche de Cyprès J’extrapole toujours sur l’horizon Et ce qu’il y a d’encore plus lointain Ces infinismes d’univers quantiques Qui me parlent de l’arbre et d’être Enfermant les yeux sur le réel Comme sorti de la matière Me prend l’envie d’expanser. Mon âme au dessus de canopée S’enjouant des circonstances Revue d’en psyché Accueillir tant de joies. Bonnes nouvelles à la pelle Creusent les sillons Des alentours en répons Des parutions en revues. Plus d’hostilité dans mes mots Qui d’images en assonances Ana-phrasent mon propos Poulbot n’est pas idiot. Il joue et de sa terrasse Prend le soleil de la veille Comme un vaste présent De tous ces lendemains.
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    Du haut de ma dune Ils sont tous aliénés et froids Nourris par ce qui ne se mange pas Argent et pouvoir Je voudrais vous y voir Aujourd’hui et demain Isolés parmi contemporains Bienheureux les innocents Devant tous ces tourments Du haut de ma dune Je vois rarement la lune Je ne clame pas pour autant Qu’elle n’existe pas Ce qui me rythme c’est l’océan J’y retourne de ce pas.
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     Entente Grâce à accords subtils Vénérables de bois S’y entendent En cachotteries En partance de leurs racines Ils tiennent conseil Se soutiennent Et parfois se donnent la vie D’un partage espiègle Ils s’acoquinent À se supporter Pour se maintenir Se déplaçant au gré des vents Le cœur de la forêt A conscience et se partitionne Partout cela est rendu possible
   Délayé par synchronicité Délayé par synchronicité le hasard s’étripe le parallèle à longer sa probabilité. Désuni, le vers s’extirpe t’il en un nombre de pieds suffisant pour se signifier à son son ? Le tercet cherche à paroxysme se signifier qu’en ter se musicalise rimatologie étant déficiente. Fouis dans le sol du poème vers côtoient lombrics et radicelles qui aèrent le corps de texte. Cette branche qui s’échappe du tronc rappelle au bras qui m’en tombe ces copier-coller d’images sur arbres. De la diversité verdoyante, multiplicité des essences : Humains aux empreintes végétales. Tous pareils tous différents comme nous humains debout regardent les étoiles.
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    Perchée sur la branche l’idée se refuse à faire le grand saut il faudra attendre pluie drue qu’elle glisse au sol qu’elle glisse au seul coulant le long du tronc. Ruissellera t’elle vers aède ? L’apprenti s’en languit s’évaporera t’elle dans ses mains idée descendant d’en haut s’acoquinera t’elle avec troupe de mots ? Former un poème sur l’arbre qui l’a accueilli Sur la main qui l’a recueillie. Graine a germé mots l’ont étayé au plus près du désir d’enfanter une ligne perpendiculaire. Et syllabe après syllabe idée s’est anamorphosée en un texte unique ligne après ligne branche après branche : un cerisier.