Perchée sur la branche

l’idée se refuse à faire le grand saut

il faudra attendre pluie drue

qu’elle glisse au sol

qu’elle glisse au seul

coulant le long du tronc.


Ruissellera t’elle vers aède ?

L’apprenti s’en languit

s’évaporera t’elle dans ses mains

idée descendant d’en haut

s’acoquinera t’elle

avec troupe de mots ?


Former un poème sur l’arbre

qui l’a accueilli

Sur la main qui l’a recueillie.


Graine a germé

mots l’ont étayé

au plus près

du désir d’enfanter

une ligne perpendiculaire.


Et syllabe après syllabe

idée s’est anamorphosée

en un texte unique

ligne après ligne

branche après branche :

un cerisier.

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